13.06.2008

Le Bushisme squatte les Champs

1110405120_09d10b0c3b.jpgPlus fort que les Balkany qui avaient "privatisé" la mairie de Levallois (et quelques employés) pour marier fifille! Ce sont carrément les Champs Elysées qui sont depuis deux jours soustraits à l'admiration des touristes (et du bon peuple) parisiens. Hier soir, déjà, les trottoirs de l'illustre artère se sont vus occupés pendant trois heures par les quelques 9000 mondains tous de blanc vêtus du Dîner Blanc, ce très chic  pique-nique géant pour bourges amateurs de rallyes. Effectivement, "y a pas beaucoup de noirs et d'arabes", a pu constater Ramzy, de passage dans le quartier.

Aujourd'hui, les Champs sont carrément fermés, me dit-on.

 

bush_sarkozy432.jpgC'est que c'est cette fois au tour de Deubeuliou Bush, passé hier faire la bise à Berlusconi et au Pape, de venir ce vendredi et demain samedi serrer la louche de son "ami" le Minibush, histoire de le remercier pour la docilité avec laquelle il a mis les pas dans les siens et soutenu sa guerre en Irak et le retour de la France dans l'Otan. On n'imagine pas, d'ailleurs, la débauche d'énergie que déploie le Minibush pour égaler son maître es-jongleries avec la vérité. La ressemblance est en tous cas frappante! Ce soir, il y a dîner à l'Elysée. Peut être le Minibush, soucieux de faire oublier la facheuse "migraine" de Cécilia lors de son voyage Outre-Atlantique l'été dernier, demandera-t-il à son népouse Carla, de pousser la chansonnette devant Laura et Georges? Peut être même le ministre d'ouverture à gauche Bernard Kouchner, préfèrera-t-il, plutôt que de parler de la Turquie qui fache ou de l'Irlande qui nargue, faire admirer sa belle voix? Délicieuse soirée en perspective...Pour les deux amis, Vieux Bush et Minibush, il sera toujours temps, demain matin (plutôt que de parler Afghanistan, Iran ou pétrole, sujets officiels au programme, voire même de la verte et riante Irlande), de compâtir mutuellement sur l'ingratitude de ces peuples américain et français qui piétinent aujourd'hui si gaillardement (quoique parallèlement) leurs deux courbes de popularité. Pour ce soir, les français (ou les néerlandais de passage) qui voudraient fêter dignement une éventuelle victoire se passeront des Champos Elysées. Ou ils iront se faire voir ailleurs, comme dirait Bernard Laporte. 

Etrun