16.04.2008

Zone de privilèges à protéger

Et voilà comment la présidence Sarkozy conforte un peu plus chaque jour les injustices. Cette fois, c'est la réforme Darcos de l'éducation. Parce qu'il enrage de constater, dans les sondages qui le plombent, que les français ont compris qu'il avait offert 15 milliards de cadeaux fiscaux à ses amis les plus riches tandis qu'il invite les plus pauvres à bosser toujours plus pour gagner toujours moins (cartes sncf, soins optiques, franchise médicale, inflation, prix du gaz...) le Minibush essaye de détourner l'attention en s'en prenant violemment à ceux qu'il considère comme ses "ennemis": les professeurs et les (jeunes des) banlieues. Alors il taille dans les effectifs des profs et maîtres. Mais pas ni'mporte comment. C'est dans le Canard Enchainé de ce matin:

635650891.jpg"Pourquoi le lycée Blaise Cendrars, à Sevran (Seine Saint Denis) classé en "zone prévention violence", perd-il 10 postes de profs quand le prestigieux lycée Henri IV à Paris n'en comptera que 2 de moins à la prochaine rentrée? Pourquoi le petit lycée professionnel Alfred Costes (Bobigny) se voit-il sabré de 10 enseignants (sur 69) alors que Saint Louis de Gonzague, dans le XVIè arrondissement, devrait conserver tous les siens?". Un peu plus loin, la suite est bien, aussi:

"A Paris, les collèges des six arrondissements les moins bourgeois (XIè, XIIè, XIIIè, XVIIIè, XIXè, XXè) perdent 60 postes. Ceux des huit arrondissements les plus aisés, 18 seulement! Encore plus fort pour les lycées: 45 suppressions pour les premiers, 11 pour les seconds".

Dans quelques jours, si les manifs grossissent, si la révolte gronde, le Minibush, faux-derche en chef, fera des SMS et des SMS pour essayer de faire porter le chapeau de la colère populaire à François Fillon ou Darcos.

Pendant ce temps, le Minibush se fait diffuser, à l'Elysée, "Bienvenue chez les chtis", aux côtés de son porte manteau et d'une poignée de notables nordistes étiquetés à droite.

1067416817.jpgQuand on ne peut pas aller au cinéma comme 20 millions de français, mais qu'on préfère se faire organiser sa petite projection privée, aux côtés de Line Renaud et d'une bande de grigous de droite, comme au bon vieux temps de Pompidou, c'est la nouvelle version élyséenne de la rupture, sans doute.

Ben mi, j'dis: "DU BRIN!".(1)  

 

Etrun (le consanguin) 

(1) Peut être traduit par: merde, font chier, etron, connards, salopards....

(2) Légende photo 1. Bin quoi? Bobigny, ça vaut bien Neuilly, nan?

(3) Légende photo 2. Coâ! Zéteutes pô biô, ché terri eud' Liévin, soul neiche?