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20/01/2012

La fausse "surprise" de Nombril Ier, l'audace retenue de Borloo

C'était jeudi. Une dépêche reprenant une interview du matin, passée sur Europe 1. Son titre? "Sarkozy a été "sidéré d'apprendre l'affaire DSK". Ah oui? Tiens...Pourquoi reparle-t-on encore de DSK, se demande l'auditeur-lecteur, déjà lassé. Y aurait-il encore du nouveau depuis que le roi des forains, Marcel Campion a à son tour, avec la complicité de VSD, éprouvé le besoin d'en reverser une louche sur le dos de l'ex-patron du FMI, en l'accusant de lui avoir demandé un pot-de-vin,  il y a....20 ans (c'est ).  A y regarder de plus près (cette fois c'est ), il s'agit en fait d'une déclaration d'Alain Bauer, le conseiller en sécurité de Nombril Ier et président d'un machin supposé mesurer les oscillations de la délinquance en France en fonction des mouvements d'oreille des képis-ou plutôt des ministres qui les dirigent.
Mais pourquoi aujourd'hui, cette soudaine, voire subite"surprise" de Nombril Ier, quelques 8 mois après la "découverte" de l'affaire DSK???...
C'est en lisant, par exemple, Libération de ce 20 janvier qu'on comprend: dans L'espion du Président, le livre publié ces jours-ci par les journalistes Didier Hassoux, Christophe Labbé et Olivia Recasens, qui y accusent Bernard Squarcini, le patron de la DCRI (qui a réuni les ex-RG et l'ex-DST), d' avoir fait de celle ci un instrument de "police politique" au service de Nombril Ier, Il est écrit noir sur blanc que "début mars 2011, un officier de la DCRI confie  aux auteurs que "DSK est ciblé". Mieux, qu'"au début du printemps, certains hauts fonctionnaires ont (...) profité des passages croustillants des écoutes concernant DSK. Celles ci circulaient alors de la main à la main sur des clefs USB. A l'Elysée, on n'en ignore pas le contenu". Pour enfoncer le clou, les auteurs rappellent que le commissaire Jean Christophe Lagarde, ex-patron de la sûreté urbaine de Lille leur avait "assuré", rappellent-ils,  "l'existence d'une cellule mobilisée sur Strauss Kahn au sein de la DCRI".
On en déduit alors que c'est peut être pour cela que pépère Campion et VSD ont eu le bon goût d'en rajouter. Mais surtout que Bauer a cru bon de re-décrire, en long et en large, avec force détails, la "surprise" de Nombril Ier. En s'efforçant de la dater de cet été.
Ce jeudi, c'était aussi au tour de Jean-Louis Borloo de monter au filet. Un Borloo chargé, nous disent ces journalistes toujours empressés de rapporter les propos de "l'Elysée" sans jamais mettre un nom précis devant, d'occuper le terrain du social pour damer le pion à un Bayrou en pleine érection...sondagière. Depuis qu'il s'est fait niquer par Fillon, n'a plus grand chose à perdre ni à gagner, le Borloo. Il fait donc feu de tout bois, faute de mieux. Réclame donc sans vergogne la paternité de la taxe sur les transactions financières (je te jure!), et fait mine de trépigner - mezzo voce quand même - en faveur de la suppression de la "niche Copé". Ledit Copé avait bien besoin de ça, tiens! Tout emberlificoté qu'il est depuis des semaines dans ses coûteuses histoires d'amitié avec le sulfureux Takkiedine, il ne veut plus que se faire oublier, embrasser le Borloo et tâcher d'éviter l'hémorragie de radicaux, tentés aujourd'hui par l'alternative bayrouïste!

Et, comme c'est bizarre, il se garde bien de la défendre, sa niche, pépé Copé.

Mais pendant ce temps, n'écoutant que son courage, Jean Louis va même plus loin!  Jusqu'à oser s'attaquer, avec ses petits bras... juridiques, aux méchantes agences de notation, nous promet-il.
Par contre, l'audace, point trop n'en faut, pour Borloo. T'as vu? L'est désormais "très prudent", comme il dit, sur la question de la TVA sociale, par exemple. Très très prudent, même. Mieux, il insiste désormais pour filer un sévère coup de rabot à la hausse de la TVA...Tu parles! Echaudé, le décoiffé!  Il se garde bien de rappeler - et la plupart des journaux avec lui - que c'est en agitant cette idée de TVA sociale au soir du premier tour des législatives, en 2007, qu'il s'était méchamment retrouvé accusé d'avoir fait perdre une soixantaine de sièges à la majorité nombriliste, dont celui du "meilleur d'entre nous", le petit Juppé. Lequel avait alors entamé une longue traversée du désert. Alors que lui, le désert, l'aime pas trop, le Borloo.
 
Etrun

18:42 Écrit par Toi ! COLLECTIF | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nombril ier, squarcini, borloo, copé, takkiedine | | | Digg! Digg