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06.05.2009
Un ministre épuisé?
En théorie, un ministre, ça donne l'exemple.
En principe, un ministre du Travail, s'agissant d'un domaine qui touche à la vie quotidienne des français, ça doit
plus encore donner l'exemple.
En période de crise, de crise de l'emploi notamment, un ministre du Travail ça doit donc, au moins, doublement
donner l'exemple.
Alors, quand on est l'ami de toujours de Nombril Ier, placé par lui à ce poste pour signifier l'importance accordée à la mission, on est au moins
supposé porter cette exigence au carré. Ce qui reviendrait à donner l'exemple, au bas mot, à la puissance quatre.
Mais alors quand le susdit monarque auquel vous avez ventousé votre destin a fait campagne en ânonant jour après jour qu'il fallait "travailler
plus pour gagner plus", vous êtes un peu priés de vous "tirer les doigts du cul", comme ils disent dans l'armée.
On grimpe alors, en théorie, à un exemple donné à la puissance...seize?
En théorie, bien évidemment.
Car dans la pratique, c'est pas pareil. Pas du tout pareil.
Au vu de l'emploi du temps officiel de l'actuel ministre du Travail, Brice Hortefeux, pour cette semaine, et tel que nous l'a communiqué un
ami journaliste et reproduit ci-dessous, ça laisse même songeur. C'est sans doute ce qu'on appelle un "agenda de ministre"?
A part la rencontre vespérienne du susdit ministre de ce lundi avec un curé qui devait avoir à voir - on l'imagine - soit avec le retour au
programme de la loi (irresponsable) sur le travail le dimanche, soit même peut être avec le bordel généralisé du Lundi de Pentecôte dont nul
ne sait plus s'il est encore férié ou pas, on n'a pas le sentiment que le Brice tutoie l'infarctus.
Mais sans doute le ministre a-t-il été à bonne école auprès de son ami Nombril Ier. Il sait bien que ce qui compte, c'est de faire gober aux
militants de l'Union pour Museler le Peuple d'abord, aux éventuels sympathisants ensuite, que vous bossez.
D'où l'importance des trois derniers rendez-vous de la semaine de notre ministre.
Mais là encore, les lecteurs de ce blog connaissent la devise intime de Nombril Ier. Même s'il s'en cache bien et que toute sa cour politique et
médiatique ne cesse de vous répéter le contraire, il a retenu pour lui-même l'exact inverse de ce qu'il préconise pour tout le monde, et
en particulier pour les français les plus modestes: du travail? Point trop n'en faut!
A Gandrange comme ailleurs, ils attendrons...
Etrun
PS: Il est vrai que dans le genre, le voyage de Rachida Dati en Jordanie, à l'heure où les matons manifestent, n'est pas mal non plus.
Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville
Semaine du lundi 4 mai 2009
Lundi 4 mai
17h00 Entretien avec Monseigneur Vingt-Trois
127 rue de grenelle, Paris 7ème
Mardi 5 mai
11h30 Réunion du groupe UMP
Assemblée Nationale – Salle Colbert
15h00 Questions d’actualité
Assemblée Nationale
Mercredi 6 mai
10h00 Conseil des ministres
Palais de l’Elysée
15h00 Questions d’actualité
Assemblée Nationale
Jeudi 7 mai
15h30 Réunion sur le Pacte automobile avec les acteurs de la filière automobile d’Auvergne
Préfecture du Puy-de-Dôme
Vendredi 8 mai
9h00 Commémorations du 64ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945
Clermont-Ferrand (63)
Samedi 9 mai
16h00 90 ans de l’ESC de Clermont
Grande halle d’Auvergne – Clermont-Ferrand (63)
13:17 Publié dans Etrun | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : hortefeux, nombril ier, sarkozy, travail, dimanche
Commentaires
Climatiser une chemise de flic....fallait y penser!
Ecrit par : cool cop | 06.05.2009 19:05
Vous avez dit République des copains...? Je vais me plaindre à monsieur Stéphane Richard, parachuté à France Télécom par la grâce de Nombril Ier, si vous continuez!!!!
Ecrit par : etrun | 07.05.2009 11:58
Xavier Bertrand, c'est le mari de Plastic Bertrand?
Ok, je sors....
Ecrit par : mireille | 13.05.2009 12:01
Perplexe, à la lecture de l'interview-tribune de Coupat dans Le Monde. Plutôt de bonnes choses, malgré le manque d'humour. Mais aussi ça:
"Heureusement, le ramassis d'escrocs, d'imposteurs, d'industriels, de financiers et de filles, toute cette cour de Mazarin sous neuroleptiques, de Louis Napoléon en version Disney, de Fouché du dimanche qui pour l'heure tient le pays, manque du plus élémentaire sens dialectique".
Passons sur le côté stratège jaugeant l'ennemi, faut bien lui signifier qu'on n'a pas peur, mais....pourquoi ce mot: "filles"?
D'accord avec ce qui suit, juste après:
"Chaque nouvelle "victoire" dont ils se flattent répand un peu plus vastement le désir de les voir à leur tour vaincus. Chaque manœuvre par quoi ils se figurent conforter leur pouvoir achève de le rendre haïssable".
Mais ce mot, ce "filles", reste en travers de la gorge. On ce demande ce qu'il cache.
Ecrit par : etrun | 26.05.2009 16:07













