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14/04/2009

La leçon de Nombril Ier à son conseiller

C'était il y a quelques jours, le 30 mars 2009. Devant un parterre de banquiers invités par l'Institut Montaigne, un machin de réflexion créé par l'ancien patron d'Axa, ex-pape de la finance parisienne Claude Bébéar, on discutait entre gens de bonne compagnie. Il y avait là Mathieu Pigasse, le "banquier de gauche", puisque banquier d'affaires à la banque spécialisée en fusions et acquisitions Lazard en même temps qu'ex-conseiller de DSK et Fabius, je crois. Et auteur d'un récent livre à succès sur la crise. Avec lui, un certain Henri Guaino, conseiller du monocrate élyséen, Nombril Ier. A un moment, Guaino, après un dégagement assez long et fumeux sur les avantages comparés du capitalisme et du marché, puis sur la nécessité d'avaler un minimum de morale si on ne veut pas se prendre dans la gueule une énorme baffe de morale (j'aime bien ces leçons données aux banquiers qui donnent à la morale l'aspect d'un verre d'épatum destiné à prévenir les crises de foie), Henri Guaino, donc, évoque un instrument qui selon lui, illustre les excès de la finance inutile. Un machin qui n'a, selon lui, aucun sens: tenez vous bien: le "prêt d'actions". "J'aimerais qu'on m'explique ce que cela signifie, à quoi ça sert", feint de s'interroger, un poil indigné,  le conseiller du monarque élyséen. (C'est autour de la 25ème minute, pour ceux qui veulent l'entendre de sa bouche".

Ce qui est amusant, c'est que quelques jours plus tard, dans le Marianne du 11 au 17 avril, page 46, se trouve un article fort intéressant d'Emmanuel Lévy, intitulé "Sarkozy, actionnaire se sert d'abord". On en parle peu sur le Net, mais au moins ici. Dans cet article, nous est expliqué - outre le fait que le président se garde bien, à titre privé, d'appliquer la règle dite des "trois tiers" dans la distribution des bénéfices, par lui édictée à titre public - comment Nombril Ier "pour ne pas être accusé de toucher des dividendes, a loué ses parts à son associé".

Tu vois, Henri Guaino, ça sert à ça, le prêt d'actions: "grâce à la gestion particulièrement économe de l'entreprise, les "dividendes" du président s'entassent", nous dit Emmanuel Lévy. "Une fois le bail de location éteint, il ne lui restera plus qu'à encaisser la somme placée en réserve. En 2007, cetle cagnotte était déjà de 600 000 euros. A ce rythme, à la fin de son mandat, elle devrait approcher de 1,6 million d'euros, dont un tiers, soit 530 000 euros, reviendra à Nicolas Sarkozy. Au final, rien pour l'investissement, rien pour les salariés, 100% pour les actionnaires, à commencer par Nicolas Sarkozy. Faites ce que je dis....", conclut l'excellent Emmanuel Levy.

Mais dis-moi, Henri, rassures-moi! Tu ne vas pas rester à l'Elysée jusqu'à la fin du deuxième mandat de Nombril Ier? Tu vas bien trouver un petit siège d'entreprise publique où effectuer un atterrissage en douceur? On peut compter sur toi, dis?

Quoi? La Poste? Tu crois? Attention, tu as déjà laissé filer EDF...

Etrun

13:37 Écrit par Toi ! COLLECTIF | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : axa, guaino, nombril ier, bebear | | | Digg! Digg

Commentaires

On dirait que Stefanini va découvrir l'Auvergne?

Écrit par : bougnat | 15.04.2009 10:20

Oui, ça doit être un remerciement du Besson....

Écrit par : etrun | 15.04.2009 10:22

Une superbe démonstration, s'il en était besoin, du fait que le Figaro prend ses lecteurs pour des cons.

Écrit par : Da Sot | 17.04.2009 12:26

Un décret va punir de 1500 euros d'amende le port de cagoule.
Et bientôt, Michael Youn considéré comme un terroriste?

Écrit par : Fatal Bazooka | 17.04.2009 12:45

Pour Ilan comme pour les passagers du Tanit, la négociation a-t-elle été bien menée? A-t-on vraiment tout fait pour éviter la mort? Saura-t-on un jour la vérité?

Écrit par : Question | 17.04.2009 20:03