29.10.2008

Paris censuré!

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C'était vendredi 24 octobre, vers 17 heures, à Paris. Des policiers en civil sont entrés au Grand

Palais, où se tenait la Fiac (foire internationale d'art contemporain). A la demande du Parquet, ils

sont venu, raconte Le Monde, décrocher ou plutôt faire décrocher une partie de l'installation

de l'artiste russe Oleg Kulik, exposé par la galerie moscovite XL.

 

Le motif invoqué? L'article 227-4 du code pénal, relatif à la diffusion d'images à caractère violent ou pornographiques susceptibles d'être vus par des mineurs.

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Les pandores ont embarqué les oeuvres, mais aussi les deux responsables de la galerie, qui ont finalement été relachés vers 21 heures, raconte Libé dans un article joliment titré...Flic fiac.

Le directeur de la Fiac a, lui, fini par récupérer les oeuvres quelques heures plus tard.

Voilà qui devrait au moins rendre un peu plus célèbre cet artiste qui n'a obtenu que ce qu'il mérite.

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Après tout, n'a-t-il pas eu le goût de poser nu, au bout de la laisse tenue par un(e) maître(sse), dans une oeuvre intitulée...... le chien de Pavlov?

Ca se passe comme ça, à Paris, en cette deuxième année de règne, sur la monocratie française, de son

altessitude Nombril Ier (*), l'ami de Mireille Mathieu, Johnny, Bigard, Fodel et Doc Gyneco.

Et, j'oubliais, Gilbert Montagné. Mille excuses, Gilbert!

Et salut à toi, Oleg!

Etrun

(*) Carlita's husband is also sometimes called "Navel the One" or "Belly Button ze first".

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25.10.2008

Le réveil européen, le vrai!

capt.1036858737.italy_anti_global_flo126.jpg"L'Italie est un pays meilleur que la droite qui le gouverne", a déclaré aujourd'hui Walter Veltroni, le leader de l'opposition italienne, lors de la manifestation monstre qui a réuni 2,5 millions de personnes, contre la réforme de l'éducation lancée par le gouvernement Berlusconi.

Oui, deux millions et demi de manifestants. Deux millions et demi....

Deux millions et demi, ça c'est un évènement. Un réel évènement. Un grand évènement. Un bel évènement, humain, vivant. Sans doute beaucoup plus considérable que l'organisation d'un énième sommet  du G13-14-21, dans trois semaines ou à la Trinité, à New York ou à New Delhi, entre des dirigeants politiques qui font tous mine d'avoir compris la crise qui monte. Alors que tous, peu ou prou, dans leurs pays respectifs - à l'exception, peut être, du brésilien Lula - ont laissé la bulle immobilière gonfler et le libéralisme enfler.

Si les télévisions françaises ne passaient pas les trois quarts de leur journal TV, à analyser les moindres pets et gesticulations de qui vous savez, elles essayeraient peut être de comprendre ce qui a pu mobiliser autant de monde, dans un grand pays européen, ce samedi.

Mais il n'y a rien à attendre de ces télévisions tétanisées par les projets de réforme qu'on leur a concocté, tout exprès.

Il n'y a pas grand chose à attendre, non plus, semble-t-il, des syndicats anesthésiés par les projets de réforme qu'on leur a mis dans les pattes. Tout exprès.

Il n'y a pas plus, hélas, à espérer des partis de gauche au pouvoir dans les régions et départements, inquiets des projets de réforme institutionnelle des régions et départements qu'on vient de leur balancer. Tout exprès.

Il n'y a pas vraiment, pour l'heure, à compter sur le parti de la gauche de la gauche. Trop occupé qu'il est, à se refonder, il aura bientôt fort à faire pour ne pas être au PS ce que fut le FN à la droite.

Mais, nous, nous pouvons affirmer notre solidarité avec le peuple italien.

Car comme l'Italie, la France est "un pays meilleur que la droite qui la gouverne".

Quant à l'Europe, certes, ce n'est pas un pays.

Mais elle est également, pour le moins, meilleure que la droite qui la gouverne.

Désolé, Carlita!

Etrun

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20.10.2008

Faire la peau à l'Ecureuil

pigeon-et-ecureuil.jpgSans doute le contexte a-t-il été jugé propice? En quelques semestres, en tous les cas, "on" aura eu la peau de cet Ecureuil qui ramassait et conservait soigneusement les noisettes des français, pour les affecter à la construction de logements sociaux.

L'affaire aura été menée en cinq temps:

- Un, la direction de la Caisse d’Epargne, dans le dos du patron (gravement malade ) de son alliée la Caisse des Dépôts avec laquelle elle constituait l'essentiel du pôle public bancaire, crée Natixis avec les Banques Populaires, puis rachète Nexity (1) à prix d'or, commençant ainsi à abandonner les missions traditionnelles de l'Ecureuil, incarnées par exemple par le Crédit Foncier, passé dans le giron des caisses après qu’un long conflit social lui ait permis d’éviter son rachat par un fonds de pension US.

- Deux, adoption, au coeur de l'été, quand une majorité de français (et de députés d'opposition) sont en vacances, d'une loi dite de modernisation de l'économie (LME). Outre qu'elle permet de règlementer le marché financier par ordonnances - c'est à dire sans contrôle par les parlementaires -  cette loi, à la fois "banalise le livret A" à compter du 1er janvier 2009 et supprime "les missions d'intérêt général, la mise en oeuvre des principes de solidarité et de lutte contre les exclusions" et même "l'utilité économique et sociale" de la Caisse. Un pied au cul donc, à cette forme de discrimination positive que constituait une collecte à des conditions privilégiées, affectée à des objectifs de logements sociaux également privilégiés.

Les banques privées se sont bien gardées de faire du bruit en applaudissant. Mais à la BNP Paribas, à la Société Générale ou au Crédit Agricole-Lyonnais, les costards rayés se sont frotté les mains.

-Trois : annonce par la presse satirique, en plein coeur de la crise de septembre, de graves difficultés financières. Démenti, mais....annonce d'un rapprochement accentué avec les Banques Populaires !

- Quatre: découverte brutale d'un "trou de 600 millions d'euros" creusé en une semaine (qui ne peut que contribuer à réduire le prix du mariage payé par les Banques Pop' ?).

- Cinq. Nombreuses et bruyantes indignations (comme pour les sifflets du Stade de France) sur cet épisode du trou inexpliqué des 600 millions d'euros. Et décision de virer deux responsables.....un peu trop compromis dans l'exécution du petit rongeur?

Découverte, dans Libération, que "certains ont baptisé Sarkoland les étages élevés de l'organigramme où les dirigeants de la Caisse d'épargne évoluent".

Ah oui?


Dites, que fait donc ce pigeon sur cette photo?


Etrun

(1) Oui, Nexity, c'est bien l'entreprise qu'a présidé Stéphane Richard, l'ami de Nombril Ier - il lui a remis personnellement la Légion d'Honneur  - aujourd'hui directeur de cabinet de Christine Lagarde, qui, par un superbe hasard, est parvenu, quelques jours avant son arrivée à Bercy, à trouver un compromis avec le fisc pour lui payer un redressement fiscal de 600 000 euros.

18.10.2008

Alors Nombril Ier tira les leçons de la crise

6451_Kite_surfing.jpgS'il est une conclusion à tirer de la crise financière en cours, c'est bien le fiasco total de l'autorégulation des banquiers par les banquiers.

 

Que décide alors Nombril Ier, pour s'attaquer aux excès des parachutes dorés?

 

Il demande aux patrons du Medef de règlementer les parachutes en or de leurs copains patrons.

 

 

 

Chez les très très riches, notamment chez les bénéficiaires du bouclier fiscal déjà inventé par Nombril Ier, on a souri.

 

 

Etrun

14.10.2008

Le foot aux footballeurs? Quelle idée!?

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De plus en plus amusant, cette histoire de grève des footballeurs! Jamais on n'avait vu l'Equipe rendre compte d'un conflit social de manière aussi exemplaire. Le feuilleton continue donc dans le quotidien (unique) des sports de ce matin. Cette fois, c'est le président de Saint Etienne, Bernard Caïazzo, vice président de l'UCPF, l'Union des Clubs de Foot Professionnel, qui en "remet une couche", comme dit l'Equipe, sur la menace d'une grève des matches, du 24 au 27 octobre. Caïazzo, qui connaît? Je t'explique: Caïazzo, c'est le mec qui paie Bate Gomis, l'homme qui fait la panthère quand il marque, pour qu'il marque des buts (et fasse la panthère, donc. C'est bien, tu suis). Caïazzo, c'est celui qui vient 'être accusé par Bordeaux d'avoir vendu récemment un des meilleurs joueurs de France, Feindouno, en lui adjoignant un autre joueur, pour pouvoir rétrocéder moins d'argent au club formateur du génial guinéen. Il est comme ça, le rusé Caïazzo, qui préside un des grands clubs français, longtemps appelée l'ASSE (comme ASSOCIATION Sportive de Saint Etienne).

 

1154942735feindounogrand.jpgEcoutez le, ça vaut son pesant de patates (de Pancran): "Les clubs n'ont pas peur de la grève. On alignera les joueurs qui ne sont pas grévistes, et c'est tout. La grève est un droit, c'est vrai." (Ouf! Mais.....Car évidemment, pour un patron, fut-il celui des mythiques Verts, il y a évidemment un MAIS...). "Mais si je peux comprendre que les joueurs soient tentés de faire grève pour la fiscalité, je ne comprends pas qu'ils la fassent juste pour nous empêcher d'avoir la majorité à la Ligue. Ils nous jouent la lutte des classes".

 

ATTENDEZ, C'EST PAS FINI!!!!!. Il a bouffé de la créatine ou bien? Nanard est en pleine forme: "Opposer les patrons et les ouvriers, c'est une notion éculée. De toute façon, les joueurs doivent comprendre que, même s'il y a une grève, les clubs ne changeront pas d'avis." Remonté, "Caïazzo tacle sévèrement l'UNFP, le syndicat des joueurs", ajoute l'Equipe:

"En France, on avait la gauche caviar. Maintenant, on a la gauche football. Pour Sylvain Kastendeuch (coprésident de l'UNFP), c'est le football aux footballeurs, comme on disait: l'usine aux ouvriers. Il s'agit d'un combat idéologique".

- Ben ouais, désolé, petit pont, Nanard! L'usine aux ouvriers, à Saint Etienne, on en a rêvé!

- "Non mais, le football aux footballeurs". Quelle idée, tout de même! Où sont-ils allés dénicher ça, ces cervelles de moineaux, ces pue-la-sueur en short, hein? C'est à vous désespérer un président de club, dites donc! Ils ne font pas grève pour un peu plus de caillasse, pas même pour une Playstation à l'oeil ou pour obtenir, je sais pas, moi, une ristourne fiscale!!!! Nan, nan, nan!  Le football aux footballeurs? Mais vous vous rendez compte? Dites moi pas que c'est pas vrai!? C'est comme ce Platini, là, qui veut se mèler de dire s'il faut ou non doter les arbitres de la vidéo, sous prétexte qu'il a dérangé quelques araignées dans les lucarnes, il y a vingt ans? Non mais vous vous rendez compte??? Manquerait plus maintenant que les paysans réclament des terres, que les salariés des banques nationalisées réclament le contrôle de leur boutique, au prétexte qu'il sont contribuables! Manquerait plus que les citoyens se remettent à réfléchir, à manifester, à se mettre en grève et même.....à réclamer de l'oseille, tant qu'ils y sont!

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Moi, je serais Caïazzo, je me méfierais bigrement de ce Nombril Ier (Navel One, ou BELLYBUTTON THE FIRST, in english), là. Oui, celui là, qui fait du footing tous les deux jours dans le jardin de l'Elysée, avec ses airs tristes de supporter du PSG sur canapé. Après avoir été tricard en banlieue, il ne va plus au stade de peur d'y être sifflé. Mais je vous le dis, c'est lui qui a foutu la zone!!!....

 

 

 

20080203161135_mai-68_paris_accords_de_grenelle_henri_krasucki_benoit_frachon_georges_seguy_0708b.jpgTout est parti de sa fascination pour mai 68. Et de son idée qu'il pensait géniale de détourner l'expression "Grenelle", là. Mais à force, ces cons là, ils l'ont eu leur Grenelle de l'environnement. Alors ensuite, on leur a parlé d'un Grenelle de la Presse écrite. Puis d'un autre Grenelle de la télé, publique ou privée cette fois. Maintenant, il y a même les petits patrons fayots de Croissance Plus qui réclament, ben voyons, un Grenelle du financement des entreprises, histoire de brouiller les pistes...Remarque, Bernard, un Grenelle du financement des entreprises, ça peut devenir drôle, tout à coup, nan? N'empêche qu'ils vont finir par donner des idées à tout le monde, ces cons là!

Et si tout ça finissait par une VRAI GRENELLE SUR LES SALAIRES, LA CROISSANCE.......ET MEME SUR LA PROPRIETE DES CLUBS DE FOOT!!!!

 

C'est là que Bernard Caïazzo eut un frisson d'effroi. Il venait d'imaginer que les Cantona, Papin, Zidane, Rocheteau, Janvion, Trésor, Thuram, Six, Skoblar et autres Francescoli, tous immenses joueurs assez détachés de l'hypermatérialiste devenir télévisuel actuel du ballon rond pour pouvoir conserver un avis libre et indépendant, venaient d'apporter leur soutien à la grève. La sueur se mit à couler dans son dos. Pour se rassurer, il passa un coup de fil à ses amis Gervais Martel et et Jean Pierre Louvel, les présidents de Lens et du Havre, mais leurs portables sonnèrent occupés. "Bordel! explosa-t-il. Toujours occupés à racheter et revendre des gosses, ceux là! Il leur en faut donc toujours plus?!? Ils vont finir par alerter les fouilles-merde, ces cons !!??" Bernard essaya d'appeler les diffuseurs de Canal Plus, les journalistes du Parisien et de l'Equipe, afin qu'ils montent au créneau et défendent, indignés, des droits télés chèrement acquis par leurs employeurs. Cette fois, son portable sonnait dans le vide. "Encore à la buvette VIP, je parie!", fulmina-t-il.  Un instant, il songea que les téléspectateurs pourraient, pour une fois, eux aussi, SOUTENIR LA GREVE EN RENONCANT A REGARDER LE MATCH A LA TELE.

Pensant à l'enfant qu'il avait été, il se prit à sourire en imaginant que tous ces téléspectateurs et spectateurs décident, tous - mais tous, hein? - par un beau dimanche 26 octobre, d'aller en matinée assister à un match de minimes. Tous? Le bordel que ça ferait, dis...

Etrun

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07.10.2008

Foot: Laporte craint la grève

Bernard Laporte aurait mieux fait de la fermer. Non pas parce qu'il a fait preuve d'un courage qui (le) décoiffe en déclarant qu'il n'était pas le père du bébé à naître de Rachida. Cela, sans même avoir demandé son avis à la principale intéressée. Il a préféré sur ce point éteindre la rumeur qui courait depuis qu'on avait vu Rachida Dati, pompette, s'appuyer sur lui à la garden party de l'Elysée.Pas vraiment élégant, mais bon. Qu'il soit ou pas le père de la petite à naître, on s'en plus-que-tamponne grave. Ou on devrait.

Laporteinside.jpgNon, simplement notre sous-ministre des sports, expert en casinos et confident de Nombril Ier les jours sombres aurait mieux fait d'être un peu plus discret, concernant cette obscure réforme du conseil d'administration de la Ligue que lui réclament les patrons des grands clubs de Ligue 1 et leur porte-parole, l'énarque du ballon rond, Frédéric Thiriez. Ces messieurs les patrons des clubs veulent disposer d'une majorité à eux au conseil d'administration de la Ligue, sans avoir donc à bâtir une majorité avec les autres représentés au conseil, les joueurs, les arbitres, les entraîneurs, les administratifs.

Les joueurs qui tiennent à continuer d'avoir leur mot à dire dans l'organisation du football professionnel - ce sont quand même eux qui jouent,nan? - ont donc appelé à une grève, pour les journées du 24 et du 27 octobre.

 

Hein? Quoi, une grève? C'est le genre de mot que n'aime pas du tout, mais alors pas du tout* le grand ami du sous-ministre en survêtement, Nombril Ier!

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Mon Laporte est donc vaillemment monté au créneau ce dimanche sur Stade 2, pour balancer que "cela ferait désordre que des joueurs de football fassent grève". Ah ouais? Bien démago, il a même ajouté: "On fait du sport, on vit de notre passion, eux en plus gagnent beaucoup d'argent. Sincèrement, dans la conjoncture actuelle, cela ferait désordre que des joueurs de football fassent grève". Il ne me semble pas l'avoir beaucoup entendu sur les parachutes dorés, lui. Mais ça n'a rien à voir, bien sûr. Ce qu'il oublie de dire, c'est qu'une poignée de joueurs gagne, certes, beaucoup d'argent. Mais que la durée moyenne d'une carrière de footballeur professionnel, en France, n'excède pas 6 ou 7 ans. Ce qu'il ne dit pas, non plus, c'est que les présidents des grands clubs actuels souhaitent réduire le risque de la relégation qui plane sur la tête de leurs clubs. Un risque qui permet encore, pour l'heure, à un petit club de quartier, de campagne ou de banlieue, s'il gagne chaque année en championnat, de pouvoir espérer monter jusqu'à la Ligue 1 et pourquoi pas, jusqu'à la Ligue des champions. Mais un risque qui, à l'inverse, comme le RC Lens en fait cette année l'expérience, peut à tout moment précipiter un des leaders de la Ligue 1 dans l'enfer des publics faméliques de la Ligue 2. Jusqu'alors, tout le monde connaissait ces "risques" croisés. Et même, le monde du foot les appréciait, y voyant la "glorieuse incertitude du sport". Le hic, c'est que ce risque réduit aussi la valeur des clubs que des businessmen de moins en moins "sentimentaux" ont peu à peu rachetés. Or, justement, ces costard-cravates comptent bien, un jour ou l'autre monnayer ici (en bourse) ou là (auprès des acquéreurs mafieux qui se bousculent aux quatre coins de l'Europe???), ces clubs qu'ils sont allés tirer des joies de la vie associative, en faisant de grands moulinets des bras à chaque fois qu'ils signaient un chèque, se montrant beaucoup plus discrets quand de juteux transferts de joueurs pratiqués entre collègues présidents leur permettaient...de s'emplir les fouilles ou d'accroître leur emprise sur ces clubs.

football-shoot2.jpgDepuis, Laporte a compris que les joueurs ne plaisantaient pas, avec leur menace de grève. Alors, il a expliqué que la demande des patrons était légitime. Mais prétextant du fait que les élections venaient d'avoir lieu, il a jugé qu'il convenait d'attendre....quatre ans. Furieux, Jean Pierre Louvel, le patron du syndicat des clubs, l'UNPF, et président du Havre, réclame une assemblée générale extraordinaire de la Ligue.

Les joueurs, eux, soutenus par les arbitres, maintiennent leur mot d'ordre de grève.

Le pauvre Thiriez, dans un courrier aux patrons de clubs publié par l'Equipe de ce jour, essaie donc de calmer le jeu. Au passage, il explique bien de quel côté s'est rangé le "secrétaire d'Etat aux sports, à la jeunesse et A LA VIE ASSOCIATIVE (si, si, c'est écrit!!): "Je crois que nous avons intérêt à faire chacun un bout de chemin vers l'autre pour aller dans le sens du ministre. Je rappelle, à cet égard, que nous attendons beaucoup de lui et du gouvernement, dans les semaines qui viennent, sur des dossiers aussi importants que la défense du droit à l'image collective, les paris en ligne, le rapport Besson sur la compétitivité des clubs ou le rapport Séguin sur les stades". La chute est mignonne: "Nous disposons actuellement d'appuis solides qu'il ne faut pas compromettre par une réaction d'humeur".

Vous croyez? Après tout, il est vrai que les paris en ligne peuvent avoir quelques points communs avec les casinos. Notamment celui d'être une activité....réglementée. Qui peut donc être déréglementée.

Enfin, ici, en cette journée de mobilisation internationale pour un travail décent, on soutiendrait plutôt la grève des joueurs!

Etrun

 

 

* On l'a vu hier, lorsque les salariés de Renault-Sandouville ont montré à Nombril Ier qu'une grève peut encore se voir, en France....

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