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29.02.2008
Kossovo ma non troppo
Je comptais bien faire de la charpie du parachute doré en forme de "prix du silence" décroché par son altesse Denis Gautier Sauvagnac, à l'occasion de son départ de l'UIMM, dans l'année qui vient. Mais il semble que la "patronne des patrons" veuille s'en charger sans plus tarder. C'est en tous cas ce que laisse entendre un communiqué du Medef, le "syndicat des patrons", tombé ce 29 février, vers 15 heures. Attention, roulement de tambour. Oyez journalistes, gazettes et journaux, faites savoir aux managers, cadres wonderwomen et ouvriers, dans les chaumières et les campagnes, dans les bureaux et les usines, qu'on se le dise: "Laurence Parisot interrompt ses vacances et sera de retour dans quelques heures à Paris pour analyser la situation et prendre les décisions qui s’imposeront". Dites-donc, si on ne se doutait qu'il s'agit forcément de venir déverser des océans de flotte sur le moindre soupçon de fumerolle, on croirait presque que ça va barder! Mais au moins, c'est ça une patronne, vieux! Pas économe de son temps: ça fait mine de laisser tomber illico ses vacances pour feindre d'éteindre les problèmes.
Cela va donc nous permettre de dire ici quelques mots du Kossovo. Tu sais cette petite province qui a permis il y a quelques années, d'introduire, dans le lexique commun, l'abjecte expression de "purification ethnique". Un temps gouverné par sa grandiloquence Bernard Kouchner Himself, le Kossovo s'est autodéclaré, ces jours-ci, pays indépendant à part entière. (Ci-dessous, l'ancien drapeau. Et le nouveau drapeau adopté par concours). Reconnu très vite par les Etats Unis, suivis dans la foulée par les teckels français et anglais. A part un duel serbo-kosovar chez Taddéi sous l'oeil narquois de Me Vergès, le sujet n'a pas fait grand débat en France. A peine s'est on un peu inquiété de savoir si cela n'allait pas donner de mauvaises idées aux corses, aux basques ou aux bretons. Bien sûr, on a évoqué ici et là les risques de nouvelles subdivisions du Kossovo, de la fédération de Bosnie, du Montenegro, de la Macédoine... Un peu partout dans le monde, c'est la même chose. La Belgique craint les poussées de fièvre de ses flamands. Les russes et georgiens froncent les sourcils en direction de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud. La
Roumanie renifle de près l'humeur de ses hongrois de Transylvanie comme l'Espagne celles de ses catalans et de ses basques. Au contraire, l'autoproclamée Transnistrie y voit, elle, l'occasion de réclamer la reconnaissance de sa sécession d'avec la Moldavie.
Si le droit des peuples à disposer d'eux même ne se conteste pas, il est à craindre que nombre de ces futurs états-confettis, après avoir vaillamment lutté pour obtenir leur "indépendance", au mieux se précipitent pour la renier à moindre prix, au pire découvrent bientôt les joies de vivre, grâce aux mafias, aux crochets de leurs voisins. Le Luxembourg qui vient encore de faire jaser parce qu'il a, comme la Suisse, Jersey ou Andorre, la faiblesse d'accueillir à bras ouverts les délinquants fiscaux de ses voisins, sera pour eux l'exemple à suivre. Le général De Gaulle aurait, dit-on, confié à l'un de ses généraux, qu'il n'eût pas beaucoup protesté si ses troupes libérant la France s'étaient laissées emporter par leur élan, et avaient pris d'assaut le Rocher de Monaco. Qui, alors, eût dans ce cas perdu un modèle? Non, je ne l'ai pas dit!
18:51 Publié dans Etrun | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : kossovo, macédoine, serbie, parizot
27.02.2008
France-Nico: deux à zéro
Comment mieux dire qu'on aimerait tant corriger ses erreurs, effacer ses gaffes, rétropédaler? Nous avions déjà un président qui inventait, à la relecture de ses interviews, des réponses et des questions qu'on ne lui avait pas posées. Nous avons maintenant un président qui invente, toujours à la relecture, un début de semblant de regret qu'il aurait peut être pu avoir en rêve proféré. Au final, nul ne sait plus ce qu'il a dit. Ou pas. Pas même lui! En fait, qu'importe! Qui confond bavardage et action en dit tant et tant qu'ils ne seront bientôt plus qu'une poignée à l'écouter. C'est peut être même d'ailleurs ce dont voulait involontairement l'avertir son interlocuteur du Salon, en lui lançant: "Parles-moi pas!".
Car c'est cette phrase qui compte. Bien plus que "casses-toi", ou "pauv'con", piètres répliques. La phrase qui restera, le geste qui est un simple réflexe de fierté, de pudeur ou d'orgueil - bien plus qu'une injure - c'est d'avoir osé dire "parles-moi pas!" et "tu me salis!". Comme un autre, hier, avait osé dire "Je préfère pas, si je descends, je te mets un coup de boule!". Le Président a bien le droit, comme tout le monde, nous dit-on douceureusement, d'avoir ses petits coups de colère, et ses emportements. Le simple citoyen, lui, il a juste le droit d'oser.
Etrun
01:48 Publié dans Etrun | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note
23.02.2008
J'emmerde Machin
Hier matin un vidéobuzz a secoué la blogosphère: une séquence de l'émission "Rien que la vérité" diffusée sur W9 a été reprise sur DailyMotion. Dans cette scène d'une rare violence pour une chaîne de la TNT, Raphaëlle Ricci traite Morandini de "Machin" puis répète plusieurs fois "J'emmerde Machin".
Vous voyez arriver le scoop, là?
Non.
Mais ça, c'est parce que vous ne savez pas qui est Raphaëlle Ricci (moi non plus, je savais pas). Qu'une nana, dont vous ignoriez l'existence jusque-là, traite Morandini de "Machin" en disant qu'elle l'emmerde, vous voyez pas l'intérêt de relever. Vous avez raison.
Il y a pourtant des gens que ça intéresse, le site Imedias, par exemple, qui en a fait une brève à pas fouetter un chat. C'est leur boulot de parler de télé, jusqu'ici tout est normal.
Quelques heures plus tard, Morandini, suivant l'exemple présidentiel, mettait en demeure le site Imedias de retirer cette vidéo sous peine de poursuites judiciaires au titre de "diffusion d'injures publiques". Ouais. Carrément.
Vingt minutes plus tard, la vidéo n'était plus accessible sur DailyMotion.
Imedias n'a pas cédé et leur réponse est là.
Avocat, sous Sarkozy, ça va être un job plein d'avenir!

(et là, j'angoisse en pensant qu'il est possible, peut-être même probable, qu'un jour, par inadvertance, je me sois laissée aller à traiter quelques pseudos de gros connards d'enculés, mais c'était pas des injures, hein?)
06:00 Publié dans Sacha | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : Morandini, menaces, imedias, journalisme
22.02.2008
Abolir le chef de classe
nvoyer un motard si elle n’a pas donné signe de vie avant la fin de ce billet. En l’attendant, je m’y colle. C’est une idée simple, qui vaut bien la restauration de la morale et le tête-à-queue de la semaine dernière sur la suggestion d’instaurer un parrainage individuel de la mémoire des enfants français victimes de la Shoah. Il s’agit au passage de répondre aussi aux angoisses exprimées hier soir dans un journal du soir, par Régis, selon lequel « aussi bien Tartemuche et Tartemolle, sans plus attendre l'alternance, tournent aux mêmes postes, mêmes communicants, mêmes effets d'annonce, même peur de déplaire ». Je suggère donc une mesure simple, applicable dès la rentrée prochaine, et clairement de gauche: la suppression définitive des chefs de classe, l’abolition de ces élections de délégués qui conduisent nos enfants à découvrir dès le plus jeune âge la soumission à la loi de la majorité et le fayotage organisé. L’expérience a été tentée. Elle est concluante. Je connais un instituteur qui, plutôt que de faire élire des délégués, organise la rotation des « tâches » collectives : facteur, effaceur de tableau, arroseur de plantes, donneuse de ton pour le chant, responsable de l’alimentation du poisson ou du hamster…. Tout le monde en a une. Pas un, pas une, n’y échappe. Pas d’élus, pas d’exclusion d’emblée, pas de laissés-pour-compte. Au contraire, une initiation de chacun, dès le plus jeune âge, aux prises de responsabilités croisées ou parallèles, exercées les unes après les autres au long de l’année. La cerise ? Finies ces grotesques campagnes électorales qui, à coups de bisous et de bonbons, initient d’abord à l’hypocrisie, aux courbettes, au clientélisme et à la surenchère démagogique. Mais il se fait tard. L’autre suggère déjà de pousser le pion Eglise de Scientologie de la case « secte » à celle de « religion ». L’enfermement à durée indéfinie est validé. Et la Boutin lance la maison à 15 euros par jour. Qui réplique?
16:20 Publié dans Etrun | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : politique, education, election, instituteur, gauche
20.02.2008
Private
Ceci n'est pas un billet mais une page libre d'expression ouverte aux initiés du DEL, aux "poilus".
En gros, ça concerne une quinzaine de rescapés actifs, c'est dire le caractère privé de la chose (que ceux qui s'en foutent nous pardonnent).
Une page libre, car José a décidé de poursuivre le "DEL de José" et de fermer ses commentaires.
C'est dommage de fermer les commentaires sur un blog qui a existé, avant tout, par les gens qui s'y rencontraient.
Pour pallier ce désagrément, nous vous offrons, ici, à chaque billet fermé de José, un espace pour le commenter.

20:55 Publié dans Bénévolat | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note
19.02.2008
Feuilleton
Un fait certain : Cécilia a donné le sms au « Nouvel Obs » pour se venger de Carla. Et par dessus elle, de Nicolas.
Très blessée par l’affaire Closer et sa couverture comparative, Cécilia n’attendait qu’une chose depuis : rétablir la vérité sur ce que Nicolas éprouvait pour elle. Et surtout : renverser la vapeur médiatique en reléguant définitivement Carla au rang de bouche trou officiel de la République.
Alors, si grâce aux photos de Closer, Carla était en passe de devenir aux yeux de tous l'élue compréhensible car super bien gaulée (Cécilia à coté faisait déchet) depuis l’affaire du sms, Cécilia a repris toute sa place dominante de femme fatale qui rend dingue et qu’on oublie pas.
Une femme qui marque ses amants et qui l’annonce tout net: après elle, le déluge. Et mille top models ne pourront jamais changer ça, semble nous crier le sms…
Le déluge de l’après Cécilia, Nicolas est en train de le vivre secrêtement. Depuis qu’il l’a perdu, c’est un peu comme si plus rien n’avait de saveur dans sa vie.
Avec elle, il s'était construit. Elle était sa muse, sa confidente, son coach. Confiance mutuelle. C'est elle qui l'avait aidé à atteindre les sommets.
Sans elle, c’est le vide existentiel. Le « à quoi bon ? ». On le dirait proche de l’infarctus. Mourir. Nicolas est triste. Malheureux.
Il y a des femmes comme ça qu’on n’efface pas. Parce qu’elles vous ont fait. Parce qu’elles vous ont reconstruit. En quelque sorte… Parce qu’elles ont dépassé maman en vous donnant naissance une seconde fois.
Et le jour où elles vous quittent, c’est comme ça : tout s’écroule.
Carla, depuis cette affaire du sms, est écoeurée. Derrière l’apparente sérénité bourgeoise, lisez la haine qui s’installe.
Elle a beau essayer de ne pas y croire et Nicolas a beau user des mots « faux, usage de faux » comme pour souligner l’inexistence de ce message, ce sms existe bien et ils le savent tous les 3.
(Carla un peu moins tout de même que les 2 autres mais Carla n’est pas naïve)
Heureusement pour leur couple, Nicolas sait parfaitement mentir et donner le change (il l’a prouvé du temps de Cécilia avec ses dizaines de maîtresses) et Carla sait apprendre à aimer le mensonge de l’homme qu’elle a décidé d’aimer.
Donc, Carla, malgré les humiliations (la bague violette* identique à celle de Cécilia, les voyages dans les endroits préférés de Cécilia) restera.
Il faut dire aussi qu’elle n’a pas trop le choix. Vu le contexte affligeant, le quitter reviendrait tellement à admettre qu’elle n’a pas été aimé par cet homme et qu’elle n’a servi que de… Impensable pour elle !
Humiliant.
Carla la perfectionniste, ne pourra jamais sortir de scène sur une défaite si monstrueuse. Dans sa tête, un défi : Nicolas l’aimera. Elle attendra patiemment qu’il s’attache à elle, qu’il ne puisse plus se passer d’elle. Et quand ça arrivera, il paiera pour ces hontes qu’il vient de lui faire subir. Elle le quittera sans remords. Comme Cécilia l’a quitté sans remords après avoir découvert les joggings…
Pour l’heure, Carla veut être légère et amoureuse. Y croire. Alors, elle zappe. Carla a besoin d’aimer ces derniers temps. Artificiellement s’il le faut, mais aimer.
Par ailleurs, elle s’accroche d’autant que la situation lui plait. Ce rôle de première dame l’excite à mort. Le pouvoir, l‘aventure, marquer les mémoires et l’Histoire de France… Des axes fondamentales pour elle. Carla aime le pouvoir, la politique et aime l’idée d’avoir un destin. Grisant. Pour arriver à ce destin, elle passera pardessus tous les cadavres. C’est une bonne chose pour la France.
Carla saura intelligemment (c’est une femme de gauche) influencer Nicolas.
C’est ainsi notamment que la culture et les arts seront respectés ces cinq prochaines années. Autant qu’il se pourra en tout cas. Vous le croirez ou non : Carla marquera et fera du bon. Elle sera le cheval de Troie dans le gouvernement. L’ouverture à gauche, c’est elle qui l’incarnera. Mieux que Kouchner, mieux que DSK. Mieux que personne.
Pour l’instant, elle regarde, elle observe. Elle définit son champ de manœuvre. Elle apprend les enjeux. Elle s’installe aussi, fait ses marques. Viendra bientôt l’heure de son travail. Il sera beau. C’est une perfectionniste et une raffinée. Une intelligente qui sait ce que la politique induit sur les peuples. Une femme de conscience.
Ce qui ne l’empêchera pas d’amener l'ultime scandale car les scandales, Carla y est abonnée... Et Nicolas paiera de ne pas l’avoir aimé tout de suite.
« Immédiatement »… Carla aime ce mot en amour.
Sur les sentiments, c’est une femme qui veut de l’immédiat.
Paradoxalement pourtant, Carla n’aime que les hommes déjà pris avec qui « l’immédiat » est évidemment difficile, voir impossible…
Le problème pathologique de Carla : le syndrome du lit tiède. La jeune femme ne peut jamais s'empêcher d'être attirée par les hommes fraîchement séparés, voir encore mariés si possible. Ceux qui ont en eux, une autre femme qu’elle cherchera à détrôner.
En fait, plus la situation pose le chiffre 3 (elle, lui et une autre en arrière fond), plus elle aimera follement.
Les zones masculines où l'odeur d’une femme traîne encore, l’excitent et lui font perdre la tête. Carla aime le challenge, la compétition. Et surtout, se glisser dans le lit qu'une femme vient à peine de quitter lui donne des ailes.
Même lui, crée son amour !
C’est sa condition pour tomber amoureuse : il lui faut une fille dans l’histoire. Une tierce, miroir. D’ailleurs, si Nicolas n’avait pas Cécilia en tête, jamais elle ne l’aurait envisagé. Au vue de la ressemblance physique avec son ex femme, on est en droit de penser que Nicolas lui aussi ne l’aurait pas remarqué si elle n’avait pas cet air de « déjà vue ».
Quoi qu’il en soit pour Nicolas, le fait qu’il soit toujours amoureux de Cécilia, obsédé par elle même, est totalement à l'origine de l'amour que Carla porte à cet homme.
Grâce à Cécilia qui fait barrage entre eux, comme une mère toute puissante aux yeux de Carla, Nicolas devient « l’inaccessible Graal ».
Et par rebond systémique, puisque l’amour de Nicolas est inaccessible alors, il ressemble à l’amour impossible du père. En fait, des années d'analyse et toujours le même problème pour elle : la rivalité avec l'autre femme pour obtenir l’amour paternel. Une forme d’oedipe mal résolu avec la mère. Qui s’est rejoué dramatiquement avec la sœur par la suite en soulignant l’impossibilité.
Carla porte en elle de gros problèmes d'ego, une blessure narcissique béante. Toute petite, elle l’a senti, son premier père ne l'a jamais aimé comme il a aimé sa soeur Valeria (sa vraie fille).
Valeria la chouchoute et Carla le second rôle.
Elle a eu beau tout faire pour détrôner sa sœur, rien n’y a fait. Valeria était plus vivante, plus fine, plus exubérante, plus délirante, plus belle. Celle qu’on aime follement.
Carla l’hyper conformiste. Carla la trop sage. La terne. Celle qui cherche trop à se faire aimer. La besogneuse… Son père malgré les mots, malgré les apparences ne l’a jamais admis comme sa seconde fille et ne l’a jamais vraiment aimé. Elle lui rappelait trop l’amant…
Carla n'a su que bien plus tard la raison réelle du désamour de son père : issue d'une liaison de sa mère avec un autre homme, Carla était une bâtarde.
Ainsi le drame en elle est née durant cette petite enfance et continue son chemin aujourd’hui, à l’âge adulte.
Car au fond d'elle, reste la blessure originelle. Depuis, pour tenter de réparer l’affront paternel, Carla a décidé d’être aimé « immédiatement » par le monde.
Elle s'est fait sa chirurgie esthétique pour rectifier la mocheté de son visage puis, elle est devenue mannequin. Adulée.
Pourtant malgré la gloire esthétique et l’immédiateté des clichés, quelque chose continue de clocher.
Le drame paternel agît toujours sur elle. Carla rejoue systématiquement le rôle de son enfance. Que Nicolas va lui permettre de rejouer d’ailleurs. Car Nicolas deviendra son papa. Celui qui ne l’aimera jamais vraiment… Même s’il la protège.
Cet échec affectif, elle ne supportera pas. Et son premier travail à l’Elysée sera de se faire aimer de lui. Si possible le rendre fou.
Car comme Cécilia, Carla est une fille qui veut marquer. Sauf qu’elle ne marque pas. Quelque chose fait que ça ne marche pas dans son cas.
Carla, on ne l'aime jamais vraiment. Hormis les laiderons type bertignac qui rêvent d'avoir un top model accroché à leur bras pour soigner leur égo ou les homos qui se servent d’elle comme appât à hétéro.
En dehors de ces deux profils, son amour est tellement besogneux, tellement déplacé. Tout est tellement travaillé... Tellement organisé. Sans relâche. Carla est une fille qui déçoit. Même au lit. Elle ne se lâche jamais, toujours en représentation. Une reine d’Angleterre qui salue.
Nicolas le sait et Nicolas s’ennuie. Elle le distraie mais au fond, il manque quelque chose dans sa vie : Cécilia.
Nicolas, à cause d’elle, a la victoire amère. La présidence ne l'intéresse d’ailleurs déjà plus. Il a compris aujourd’hui. Au fond : ça n'est pas le but qui l'excite mais les moyens d'y parvenir.
Là, il s'est dépassé, il a transcendé sa carrière. Aujourd’hui, il n'y a plus de challenge. Plus de Cécilia non plus. Il s'emmerde déjà et ça lui fait peur, ce vide.
Vide qu'il attribue grandement au départ de son grand amour. Avec Carla il se demande ce qu'il est en train de faire. Feel depress. Il ne sait pas trop lui-même, il se laisser porter, il est épuisé. Cette fille a tellement besoin d’un père. La protéger. Il se fait chier aussi. Et puis son pouvoir est tellement limité finalement. En fait, rien ne vaut l’argent. Se distraire ? oui. Oublier. Alors pour oublier Cécilia, il l’habille comme Cécilia… Et Carla pour oublier son père, l’habille comme son père.
L’un et l’autre vont rejouer leur histoire intime et les media les aideront à tout mettre en scène et rendre limpide les enjeux.
Aujourd’hui, ils espèrent une fille mais qui sait ce qu'il auront ? Sans doute un garçon ? Déception. Tout n’est que déception pour ce couple. Pfff… Heureusement l’un comme l’autre auront l’art comme ultime défouloir quand tout ceci sera finit. La belle mascarade enfin ruinée, Carla reprendra la guitare et Nicolas, qui a toujours voulu être un artiste, envisagera sérieusement sa reconversion au cinéma.
En attendant, faire de l’argent pour lui et de la politique pour elle. Chacun ses projets.
* Elle a quand même décidé de ne plus jamais porter la bague violette…
Esther.
10:50 Publié dans Invité(e)s | Lien permanent | Commentaires (54) | Envoyer cette note | Tags : Carla, psycho
16.02.2008
Pénal ou Civil?
Après Ryanair voici la nouvelle pub de Sixt, un loueur de voiture dont le slogan est "Croyez plutôt en vous, au volant d'une voiture Sixt" qui met en scène un anonyme de 53 ans...
C'est un faux ou une diffamation?
20:30 Publié dans Sacha | Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note | Tags : Pub, Sarkozy, Ryanair, Sixtine
15.02.2008
Jeu concours
Mercredi, Sarkozy, très inspiré, a balancé une idée aussi géniale que celle de la suppression de la pub sur France Télé: confier à des élèves de CM2 la mémoire d'un enfant juif déporté et gazé.
Le lendemain, Xavier Darcos nous rassure: "il ne s'agit pas d'une idée balancée sans moult réflexions" et "il faut faire confiance aux enseignants." Ouf!
Les enseignants, vous vous souvenez de ces "incapables"? "Dans la transmission et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur", disait le chanoine en visite à Rome.
Donc les mecs, ils sont pas capables de faire la différence entre une pute et un top-modèle mais ils vont expliquer tout bien dans les détails la Shoah à des mômes de 10 ans. C'est pas au programme de CM2, pas grave, grâce à Darcos, maintenant, ça va l'être.

Je suis mauvaise langue, l'initiative doit être excellente puisque Hollande l'approuve sans réserve, je cite: "chaque fois qu'on peut faire transmettre les exigences du devoir de mémoire, il faut le faire". Bravo François!
Bon, mais c'est pas le tout c't'affaire, il reste du taff: après avoir léchouillé les cathos et les juifs, Sarko, il propose quoi aux musulmans?
Alors voilà, je vous propose un jeu concours afin d'aider le Chef de l'Etat Républicain et Laïc à trouver un biscuit pour Mahomet.
Les auteurs des meilleures propositions auront droit à la photo de mon nouveau lapin bélier martre bleu en exclu, voire plus si affinités.

09:35 Publié dans Sacha | Lien permanent | Commentaires (73) | Envoyer cette note | Tags : Shoah, Sarkozy, mort, Juifs, Musulmans, Cathos
13.02.2008
Toi aussi...mon père?!?!?!
Il y a, en France, des banlieues paisibles. Mais il y en est d'autres où ça flingue à tout va, où les voyous en vestons croisés défouraillent même en plein jour! A croire que la racaille y a, plus qu'ailleurs, pris ses aises! Un exemple? Eh bien oui: les balles sifflent, dans les Hauts de Seine! Et entre membre d'une même famille, à Neuilly, pour être précis (quoique Puteaux connaisse aussi un de ces drames familiaux électoraux, où papa veut tuer fifille). Depuis César au moins, ou plutôt Brutus, on connaissait en effet l'ardeur de certains fils à tuer le père. En bon amateur de "rupture", ou plutôt en intime connaisseur de l'art de la trahison (à moins que ce ne soit en bon soixante-huitard), le Minibush a inventé, lui, le meurtre du fils. Et même
le meurtre DES fils.

En quelques heures, il vient en effet de "tuer", d'un coup de Guéant, deux de ses enfants!
Le supposé héritier politique, à Neuilly, David Martinon, d'abord. Il l'avait imposé - par peur qu'on ne vienne éplucher sa gestion??? - contre la volonté des stars locales de l'UMP. Il l'a, comme on sait, débranché, via Claude G-les-basses-oeuvres dès samedi, puis personnellement dimanche. Sans grand ménagement, ça va de soi.
Son propre fils, Jean, ensuite. Celui-ci qui, après avoir mobilisé les polices de France pour retrouver son scooter volé puis, envisagé de faire carrière sur les planches tout en entamant des études de droit, s'était découvert une vocation subite pour les réunions politiques dans les arrières-salles de bistrots. Après quelques semaines de campagne, c'est lui, Jean, qui, au vu d'un sondage donnant le dissident Fromentin gagnant, est monté " au front" (aux côtés des deux autres "putschistes", Arnaud Teullé et de Marie-Cécile Ménard), pour demander la peau de David Martinon, l'ex-protégé de la deuxième femme de (petit) papa - vous suivez? on oscille entre Shakespeare et Plus belle la vie- Cécilia. Sur ordre ou pour "sauver" papa, les gazettes ne le disent pas. Peu importe, après tout.
Mais au moins le père aurait-il pu chercher à protéger son (grand) fils et lui éviter de s'exposer! Au lieu de quoi, celui-ci, qui clamait quelques semaines plus tôt vouloir soutenir "à mort" Martinon, passe pour un jeune homme, certes avenant, mais pas très très fiable. Traître à 20 ans, on a fait mieux comme héros, pour faire rêver voire séduire....belle-maman! En tous les cas, il y en a un qui semble avoir pris la mesure de la ville la plus riche de France sur laquelle il veut faire main basse. C'est Fromantin, l'ex-dissident devenu "main stream", le second couteau et nouveau "tueur" qui se balade sur un scooter (pas volé) conduit par l'ex-PDG de Microsoft France (on a les hommes de main qu'on peut!): il confond l'étiquette UMP avec le sparadrap du capitaine Haddock et a pour l'heure, refusé - on peut le comprendre!!!- de prendre sur sa liste aucun des trois "traîtres" (Teullé, Ménard ou Minibush Junior). A peine a-t-il accepté de voir le producteur Elie Chouraqui - proche du Minibush - sauter sur scène à ses côtés. Car un proverbe fait aujourd'hui fureur dans les salons de thé de la ville: "à Neuilly, méfies-toi de tes amis!!!".
Etrun
11:50 Publié dans Etrun | Lien permanent | Commentaires (53) | Envoyer cette note | Tags : Neuilly, Sarkozy, Fromentin, Microsoft, racaille
08.02.2008
Menteur!
Tout le monde connaît l'affaire d'Etat du SMS présidentiel et l'article du site du NouvelObs.
Aujourd'hui, Sarkozy attaque le site au PENAL pour faux, usage de faux et recel. (Faut dire qu'en ce moment, ils sont particulièrement inspirés par Sarko à l'Obs, je recommande la lecture de l'édition spéciale Médias/Pouvoir, et La Justice sous pression(s), un régal.)
Une première pour un Président (mais Sarkozy adore innover, surtout en matière de Justice.)
Alors voilà, admettons que ce SMS soit un "faux" et qu'il réponde à la définition du Code Pénal, à savoir:
Article 441-1
- Constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d'expression de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d'établir la preuve d'un droit ou d'un fait ayant des conséquences juridiques.
Le faux et l'usage de faux sont punis de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.
(je passe les autres articles, parce que je vois vraiment pas le rapport avec un sms)
Bon, je vous laisse apprécier la définition, ça va pas être évident de montrer que le "faux" SMS a eu "pour effet d'établir la preuve d'un fait ayant des conséquences juridiques", parce que les conséquences juridiques de l'article de l'Obs pour Sarko, on voit pas bien où elles sont.
Alors voilà, admettons que ce SMS ait été inventé et qu'il n'ait jamais existé. On appelle ça un mensonge, non? Admettons que le tribunal retienne la qualification pénale de "faux" grâce à une contorsion dorsale. Résultat: mensonge = "faux". Un menteur fait donc "usage de faux". Un menteur devient passible de poursuites pénales.
C'est passionnant. Parce que si on va par là, n'importe quel citoyen pourra attaquer le Président Sarkozy au pénal pour tous les beaux mensonges qu'il nous aura fait.
Perspective géniale, non?

14:25 Publié dans Sacha | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : Pénal, Sarkozy, SMS







