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31.01.2008

Migrations y crampons y pognons

9882dbc84b8f905392911292c0504e71.gifOh et puis merde!

Cette histoire de droits télés du foot, c'est une bonne occasion de rappeler que la hausse des droits télés a permis, non pas de payer plus les joueurs, non pas ou peu de faire revenir quelques stars de l'étranger, mais surtout de faire "tourner" les joueurs entre les clubs, comme on fait tourner un joint (pour ne pas parler de "tournante"). C'est Philippe Piat, président de l'Union nationale des footballeurs professionnels qui le dit dans l'Humanité: "L'augmentation des droits télés a eu pour effet d'augmenter le nombre des transferts. Un même joueur change plus souvent de club. Cela a pu accroître les malversations ou les commissions occultes...".
On dira que tout ça est allé augmenter les commissions des agents de joueurs. Peut être. C'est ce que tout le monde feint de croire, Laporte en tête. Mais ça a aussi nourri les commissions des présidents de clubs (ou de leurs prêtes-noms). Et ça, pas grand monde ne le dit.

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11:10 Publié dans Etrun | Lien permanent | Commentaires (87) | Envoyer cette note | Tags : Foot

29.01.2008

Interlude comique (décidément!)

"Le prix de la liberté"

02/12/2007Par Auteur: Edwy Plenel

"Nous avons besoin d'une nouvelle presse en France, et MediaPart est ce projet. Vous en découvrirez progressivement les contours sur ce pré-site, jusqu'à la sortie, début 2008, du site définitif. Né de la rencontre entre des professionnels du journalisme et des spécialistes du Web, il cherche à inventer une réponse aux trois crises – démocratique, économique, morale – qui minent l'information en France, sa qualité et son utilité, son honnêteté et sa liberté.
Notre présidentialisme exacerbé, qui réduit la politique de tous au pouvoir d'un seul, ruine l'esprit démocratique, corrompt l'indépendance des hommes et dévitalise l'expression de la liberté. Il impose son agenda à l'information, son omniprésence aux médias et son oligarchie financière aux entreprises de presse. Dans cette culture politique-là, un(e) journaliste est forcément un adversaire qu'il faut séduire ou réduire, vaincre dans tous les cas.

Economiquement, la presse quotidienne française est entraînée dans une spirale dépressive sans fin. C'est le règne du perdant-perdant : des déficits qui se creusent, des lecteurs qui s'en vont, des recettes publicitaires qui se réduisent et des plans sociaux qui se répètent, privant les journaux de leur capital le plus précieux – l'expérience de celles et ceux qui les font. Economie et politique vont de pair : une presse fragile est une presse faible.

Tout semble fait, aujourd'hui, dans ce pays-ci, pour démoraliser le journalisme, ses valeurs, ses idéaux, sa jeunesse en somme. Certes, les résistances ne manquent pas, au sein des rédactions, dans certains hebdomadaires ou sur les sites indépendants. Mais le rapport de forces général semble d'autant plus défavorable qu'à cette crise spécifiquement française s'ajoutent les bouleversements induits par la révolution industrielle dont Internet est le symbole. Les anciens modèles économiques volent en éclats, les vieilles cultures professionnelles sont déstabilisées et le journalisme de qualité peine à trouver ses marques dans ce tourbillon.

Face à ce triple défi, le projet MediaPart se veut l'invention d'une réponse en forme d'espoir : non seulement une presse éditorialement libre et indépendante économiquement, mais surtout une presse profondément repensée et totalement refondée. Ni sous-produit numérique de la presse papier, ni média de complément des titres existants, le rêve que nous caressons est la création d'un journal en ligne, de qualité et de référence, qui se suffise et vous suffise. Désormais soumis à vos avis, commentaires et contributions sur ce pré-site, l'avenir de ce projet est entre vos mains.

Le journalisme dont nous nous réclamons s'inscrit dans une longue tradition. Son ambition est de fournir les informations d'intérêt public qui nous sont nécessaires afin de rester libres et autonomes, maîtres et acteurs de nos destins, individuel et collectif. Sa première obligation est à l'égard de la vérité, sa première loyauté envers les citoyens, sa première discipline la vérification et son premier devoir l'indépendance. Mais il ne suffit pas de revendiquer cet héritage pour lui rester fidèle. Car notre métier ne peut plus être pratiqué d'en haut, tel un argument d'autorité qui ne souffrirait pas la discussion, ni entre nous seuls, comme une histoire pour initiés qui tiendrait à distance ses lecteurs.

Avec l'avènement du média personnel, la révolution d'Internet a fait tomber de son piédestal le journalisme qui prétendait avoir le monopole de l'opinion. S'il l'avait oublié, il lui a fallu réapprendre, parfois à ses dépens, que le jugement, le point de vue, l'analyse ou le commentaire, l'analyse et l'engagement, l'expertise et la connaissance ne sont pas sa propriété exclusive. C'est une bonne nouvelle, car le voici ainsi remis à sa juste place, celle qui fonde sa légitimité démocratique : chercher, trouver, révéler, trier, hiérarchiser, transmettre les informations, les faits et les réalités, utiles à la compréhension du monde, à la réflexion qu'elle suscite et à la discussion qu'elle appelle.

En redonnant vigueur et force à ce travail d'information, d'enquête et d'explication, de terrain et de contextualisation, le projet MediaPart propose de défendre le journalisme tout en l'invitant à se remettre en cause dans un partenariat inédit avec des lecteurs contributeurs. L'univers francophone de l'information en ligne attend encore l'invention d'un site participatif de qualité et de référence, associé à un journalisme revendiquant les mêmes principes. Grâce à Internet, dire qu'une presse vraiment libre est celle de ses lecteurs fidèles peut ne plus être un vain mot, un argument démagogique ou un cliché commercial. Mais à condition d'échapper à la masse anonyme et de sortir de la foule vengeresse pour construire un public conscient et impliqué, partageant des valeurs communes et nouant une conversation démocratique.

C'est pourquoi le projet MediaPart s'avance à contre-courant de la vulgate dominante selon laquelle il n'y aurait qu'un modèle viable sur le Net, celui de l'audience et de la gratuité. D'abord, cette pensée unique repose sur un mensonge : le gratuit ne l'est pas, non seulement parce qu'il est financé par la publicité, mais surtout parce que vous ne cessez de payer, souvent trop cher, les équipements, les abonnements, bref les tuyaux qui donnent accès à ces contenus prétendument gratuits. Ensuite, elle véhicule l'illusion que tout se vaut puisque tout serait gratuit, le meilleur comme le pire, l'information pertinente comme la rumeur infondée. Enfin, dans sa course au plus grand nombre, elle tire vers le bas l'information, l'uniformise et la banalise, la malmène et la dévalorise.

Il en va ainsi de la liberté de l'information comme de sa valeur. Adhérer au projet MediaPart, c'est payer pour les garantir. C'est d'abord acheter la promesse d'une information exigeante, sans dépendance publicitaire ni courbe d'audience. C'est ensuite acquérir le droit de participer à un média totalement inédit, d'appartenir à sa communauté de lecteurs et de contributeurs, de faire vivre soi-même l'information, la réflexion et le débat. C'est enfin construire durablement l'indépendance de cette nouvelle presse, radicalement démocratique.

Il ne s'agit donc pas seulement de résister, mais aussi d'inventer. De découvrir de nouvelles terres, d'arpenter de nouveaux continents, de fonder de nouveaux modèles pour mieux sauver les traditions et les héritages qui nous tiennent à cœur. Ainsi, durant la longue marche qui nous a menés à ce projet, nous avons souvent pensé au Combat d'Albert Camus, ce quotidien issu de la Résistance et né à la Libération quand brillait l'espoir de refonder la République par un surcroît de démocratie, de solidarité et d'humanité. « Notre désir, écrivait Camus dans Combat, le 31 août 1944, d'autant plus profond qu'il était souvent muet, était de libérer les journaux de l'argent et de leur donner un ton et une vérité qui mettent le public à la hauteur de ce qu'il y a de meilleur en lui. Nous pensions alors qu'un pays vaut souvent ce que vaut sa presse. Et s'il est vrai que les journaux sont la voix d'une nation, nous étions décidés, à notre place et pour notre faible part, à élever ce pays en élevant son langage ».

D'un siècle à l'autre et d'un média à l'autre, du papier au Web, le programme reste inchangé. Je ne sais si cette référence nous portera chance, puisque Combat fait partie de ces espérances trahies dont l'histoire de la presse est encombrée. Quand, refusant de se compromettre, Albert Camus reprit sa liberté de journaliste, il eut ce mot : « Au moins, nous n'aurons pas menti ». D'ores et déjà, au seuil de cette aventure qui devient la vôtre, nous pouvons dire qu'au moins, nous n'aurons pas renoncé. Mais, demain, quand vous aurez été nombreux à relever ce pari avec nous, à croire comme l'équipe qu'il rassemble à ce projet, à son ambition et à son réalisme, nous pourrons ajouter qu'au moins, nous ne nous sommes pas trompés."

J'avais oublié dans mes tiroirs cette superbe déclaration du premier indic de France. C'est sans âge ce genre de truc, alors pourquoi pas ce soir, hein?

28.01.2008

Jetons un voile pudique...

Suite aux nombreuses inquiétudes survenues au moment de la publication de mon billet bi-annuel (cf billet précédent), j'accepte d'ouvrir une nouvelle page au-dessus de tout soupçon de mauvais esprit élyséen.

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(Ca va comme ça?)

Enfin, un peu d'humour!

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J'ai cru à un canular, mais non. Sont taquins ces Irlandais.

Compte-rendu du we: j'aime m'instruire de l'état de la droite auprès d'un ami, fils d'élu de droite depuis quatre générations dans un patelin de la Drôme, et qui vote lui-même à gauche pour d'obscures raisons (je soupçonne une rebellion adolescente persistante au-delà de la limite d'âge). Bref, ses pélerinages réguliers dans son fief où il ne manque jamais d'aller faire la tournée des vieux de sa (très nombreuse) famille donnent, mieux que les sondages, un aperçu en temps réel du sentiment de l'électorat de la droite la plus traditionnelle. Alors ce we, forcément, je lui ai demandé la température. Réponse: grosse grosse gêne. Les vieux de droite n'aiment pas du tout mais alors pas du tout que leur Président s'affiche avec un top nymphomane. Très préoccupés par l'image de la France à l'étranger, ils sont catastrophés. "Il nous fait honte". "Jamais on aurait cru ça possible".

Pauvres petits vieux. Je suis triste pour eux.

23.01.2008

Chic et de bon goût

93% des Français préfèrent ça...
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... à ça:
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(Merde, je crois que je me suis trompée.)

18.01.2008

Les années d’apprentissage

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 "Son but, s'il en eut un autre que celui de vivre le plus possible, c'est de la culture, non le bonheur" A. Gide

17.01.2008

sorry

DESOLE 

j ai supprimé le billet

 

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15.01.2008

C'est la logique



C'est une conversation que j'ai eue, il y a quelques jours, avec un ami:

" Il faut comprendre, me dit-il, que si tu as 50 ans, que si tu es un mec, que si tu n'es pas ouvrier ou travailleur social, que si tu n'es pas homo, si tu n'es pas une femme, si tu n'es ni noir, ni arabe, ni d'origine immigrée, avec la logique des quotas officieux, il t'est très difficile de te retrouver en position éligible sur une liste PS ou Verts".

Cet ami, lui, a (très) longtemps milité chez les Verts. Il y a huit mois il a rejoint le Modem. Lequel lui offre aujourd'hui un poste aux municipales. En position éligible, bien sûr. Du moins, c'est ce qu'il croit. En tous cas, il se veut socialo-compatible, c'est-à-dire que le PS l'intègrera volontiers, pense-t-il, quand il s'agira de fusionner entre les deux tours.

C'est la logique, comme disait Villeret, dans je ne sais plus quel film.

 

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14.01.2008

parle-moi de ......

c'est joli, c'est vrai

 éCLECTIQUE



* Le mot " éclectique " a été crée au XVIIe siècle à partir du grec eklektikos, issu de eklegein, choisir ;


* Il fait référence à deux écoles philosophiques dont la particularité est de vouloir réunir en un seul système ce qu'elles jugent de meilleur dans les systèmes antérieurs : l'école de Potamon d'Alexandrie (et par extension toute l'école alexandrine), et l'école de Victor Cousin, philosophe français du XIXe siècle. (


* Par extension, il décrit toute personne faisant preuve de diversité dans ses intérêts ; qui ne se contente pas d'un seul point de vue mais qui est ouverte à d'autres, sans à priori, et sans en favoriser.

 

10.01.2008

Sochinte-deux, Méfies-teu!




"Vin tchu, ché ma journée!" s'est écrié le Pas-de-Calais.

"Ché bien simpe": entre la mobilisation identitaire du peuple des "boyo rouches" pour le maintien du 62 sur les plaques minéralogiques des voitures, et le retour en Messie du Druide (Daniel Leclercq) sur les pelouses du RC Lens, "in ne parle toudi presse pu queud' mi!"

Leclercq, appelé à la rescousse par gros Gervais, c'est la convocation nostalgique de 1998. L'année mythique du foot français, le climax de la jouïssance à onze, l'acmé des adeptes du ballon rond, l'apogée des rêves de tous les gosses du Portel à Bruay-en-Artois et de Coinchy à Loos en Gohelle, cette saison inoubliable où le RC Lens, entraîné par Daniel Leclercq, dit "le Grand Blond" ou "Ch'Druide", fut champion de France et l'Equipe de France championne du monde. Caisse té voulô eudmieux, hé, tizeute bégueule???

Note bien, chéto ya dix ans, hein. Dû ché kin nin est, asse t'heure? Quoiqu'il en dise, Gros Gervais a fini par s'approprier le RC Lens à coups de transferts plus juteux pour son portefeuille que fructueux pour les perf's des Sang et Or. Ses bourrades dans le dos et ses simagrées pour tenter de conserver le coeur des chtis n'impressionnent plus que les journalisses. Il a gagné à petits pas (pas discrets) le camp des Aulas et tutti Ferrari.

Alors, le Pas de Calais a l'occasion de s'interroger. Sur ce que fera le Druide, peut être. Sur les moyens de virer gros Gervais. Sur ce que lui même est devenu, aussi. Et surtout. Pas seulement le lieu de passage - on dit "logistique", nan, asst-heur? - de tonnes de camions de marchandises, mais aussi d'exclus planétaires et de la drogue vers l'Angleterre (46,1 kg d'héroïne et 58,65 kg de cocaïne saisis dimanche à Calais), pas seulement le lieu de naissance du génial Ribéry, pas uniquement le fief de l'as du volant (et increvable) Jacques Mellick (devenu encombrant soutien de Ségolène Royal), pas seulement...

Surtout et avant tout, hélas, le Pas de Calais est aussi devenu, la "terre d'accueil et de travail" de Marine Le Pen, qui a obtenu 45% des voix à Hénin Beaumont, aux législatives de l'an dernier. (Putain, merde, ça fait chier d'écrire ça!). Une "fille de" qui espère bien, dans quelques semaines, conduire sa tête de liste, Steeve Briois, à la victoire aux prochaines municipales.

Là, je dis NAN NAN NAN, les gars, tout le monde! Il est encore temps! On arrête là les "couneries"! Je ne sais pas, on ne va pas chercher les pipeules, on ne réquisitionne pas une fois de plus Dany Boon. Mais faut pas déconner!
On avait déjà Outreau sul paleteau pour donner aux 62 une réputation à vomir, vous voulez qu'on nous évite à des kilomètres à la ronde tant nous puerons la merde? Vous voulez faire la nique à toute l'Europe au plus con que moi tu meurs????

Au moins, Daniel, tout aussi "druide" que d'autre, que ton retour serve à quelque chose. Aides les à redresser le tir, dis leur, vintchu: sochante-deux, méfies-te!


 Etrun (chti à Paris)

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